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Téléphonie IP : 7 questions à poser à votre futur intégrateur

Les questions précises qui révèlent la qualité d'un intégrateur — et celles qui font fuir les vendeurs de catalogue.

Pourquoi cette liste ?

Choisir un intégrateur téléphonie IP sur la base d'un devis est une erreur fréquente. Le prix ne dit rien de la qualité du support, de la fiabilité du déploiement ou des conditions contractuelles. Ces 7 questions vous permettent d'évaluer ce qui compte vraiment — avant de signer.

01

Quelle est votre responsabilité contractuelle en cas de panne ?

Un bon intégrateur assume la responsabilité de bout en bout, pas seulement de la partie qu'il a posée. S'il pointe vers l'opérateur dès qu'il y a un incident, vous vous retrouvez seul à gérer.

Bonne réponse

Un engagement de GTR (garantie de temps de rétablissement) écrit, avec pénalités en cas de non-respect, et un numéro d'astreinte 24/7 pour les cas critiques.

Signal d'alerte

« On fait de notre mieux » ou « ça dépend de l'opérateur ». Tout engagement verbal sans trace contractuelle.

02

Comment gérez-vous la portabilité de mes numéros ?

La portabilité de numéros est souvent mal gérée, entraînant des interruptions d'appels de plusieurs jours. C'est un risque opérationnel réel pour toute entreprise avec un standard téléphonique actif.

Bonne réponse

Un processus documenté, une date de bascule confirmée par écrit, un numéro de suivi de portabilité et un plan de fallback en cas de problème.

Signal d'alerte

« Ça prend 10 jours en général » sans plus de précisions. Absence de procédure formalisée ou de chef de projet dédié.

03

Êtes-vous lié à un seul opérateur télécom ?

Un intégrateur mono-opérateur vous vendra toujours la solution de son partenaire, même si elle ne correspond pas à votre besoin. L'indépendance opérateur est un gage d'objectivité.

Bonne réponse

Partenariats avec plusieurs opérateurs (Orange, SFR, Bouygues, Colt, etc.) et capacité à justifier le choix recommandé par des critères techniques et tarifaires.

Signal d'alerte

Un seul opérateur proposé sans alternatives, ou une résistance à comparer avec d'autres offres du marché.

04

Proposez-vous une solution hébergée localement ou en cloud, et pourquoi ?

Il n'y a pas de bonne réponse universelle. Un intégrateur sérieux vous pose des questions sur votre contexte avant de recommander. S'il part d'emblée sur une architecture, méfiez-vous.

Bonne réponse

Une analyse de vos besoins (nombre de sites, mobilité, criticité, budget, contraintes de conformité) avant de proposer une architecture. Des arguments précis pour et contre chaque option.

Signal d'alerte

« On fait que du cloud » ou « on installe toujours un serveur local » sans questionner votre contexte. Un discours commercial avant un diagnostic.

05

Comment fonctionne votre support technique au quotidien ?

Le support post-déploiement est souvent le parent pauvre de la proposition commerciale. C'est pourtant là que se juge la vraie qualité d'un intégrateur.

Bonne réponse

Un ticket system avec SLA définis, un interlocuteur technique nommé, des temps de réponse garantis selon la criticité et un accès à distance sécurisé pour les interventions rapides.

Signal d'alerte

Un numéro de standard général, des délais non garantis, ou un support mutualisé sans interlocuteur identifié.

06

Pouvez-vous me fournir 3 références d'entreprises similaires à la mienne ?

Les références vérifiables sont la meilleure preuve de compétence. Un intégrateur qui ne peut ou ne veut pas en fournir a rarement le retour terrain qu'il prétend avoir.

Bonne réponse

Des références dans votre secteur ou votre taille d'entreprise, avec possibilité de contact direct. Des témoignages spécifiques (contexte, problème résolu, résultat).

Signal d'alerte

Des logos de clients sans possibilité de prise de contact, des références génériques ou des témoignages trop lisses pour être credibles.

07

Quelles sont les conditions de sortie de votre contrat ?

Cette question dérange les vendeurs qui vous veulent captifs. Elle révèle la confiance qu'un intégrateur a dans la qualité de sa propre prestation.

Bonne réponse

Des conditions de résiliation claires, des préavis raisonnables (3 mois maximum), aucune clause de reconduction tacite longue, et des données exportables à tout moment.

Signal d'alerte

Des durées d'engagement de 36 ou 48 mois avec des pénalités dissuasives, des données « propriétaires » non exportables, ou des réponses évasives à cette question.

Un bon intégrateur ne craint pas ces questions

Si votre interlocuteur devient évasif ou défensif face à l'une de ces questions, c'est une information précieuse. Un professionnel qui sait ce qu'il fait répond avec précision et confiance. Utilisez ce filtre avant de demander un devis — pas après.

Prochaine étape

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